TAKFARINAS

Membre de la quatrième génération d'une famille berbèrede musiciens, Takfarinas grandit à Tiksraine dans la proche banlieue d'Alger.
Vers l'age de six ans il se fabrique une guitare avec un bidon d'huile de voiture et des cables de freins de vélo.
Très tôt il s'interesse aux artistes du monde de la chanson citadine ,parmi lesquels El hadj m'hamed el anka, le maitre Kabyle du chaabi Algerois , Cheikh El hasnaoui le chantre de l'amour ,Slimane Azem le poete fabuliste Ahmed Saber l'enfant terrible de l'ouest Algerien.

Après un premier prix obtenu à la radio Algerienne .
il reçoit à seize ans une vraie guitare des mains de son père qui l'encourage à réaliser sa passion artistique! Il enregistre son premier album en france en 1979.
Une voix timbrée au registre large, impose un style personnel ,et lui permet d'explorer plusieurs facettes de la créativité musicale.
Dans ses paroles au verbe Kabyle pur se glissent des onomatopées, des cris, des appels "organisés" qui fondent un genre à lui,qu'il appelle YAL.
Son mandole à deux manches dont il joue de façon magistrale, autorise une tonalité à deux couleurs : masculine et feminine, caractéristique de la musique traditionnelle berbère.
En 1986 son double album weithelha (qu'elle est belle) et arrach (les jeunes) se vend à près de deux millions d'exemplaires .

il est le seul après Idir à avoir ses chansons adaptées en arabe par d'autres .
Son succès commercial, ses concerts accompagnés par un ballet feminin de danse moderne et ses shows télévisés en font une star et drainent un public nombreux dans les stades. En 1994 son album "Romane" est classé 4eme du hit parade des World Music Europe Charts. En musique, Takfarinas utilise parfois des envolées de Canté Jando Algeriannisée. Des transpositions à l'octave, caracteristiques du Gospel Afro Americain, des citations parlé-chanté sur deux notes etc..

Après Romane (1994) et Salamet (1996), TAK revient en force avec un aélbum sublime Zaama zaama . certainement l'album le plus abouti. Takfarinas joue avec mandol électrique demi caisse à double manche pour varier les sonorités.
Dans cet album zaama zaama Il est accompagné par plusieurs musiciens du groupe Sixun dont Michel Alibo, Louis Winsberg, Karim Ziad...

A l'instar de la majorité des artistes Kabyle TAK est un chanteur engagé Son répertoire aborde des thèmes tels que la crise économique, la malvie de la jeunesse Algerienne resultat de la mauvaise gestion du pays depuis des decennies.
Tak chante aussi l'amour, avec beaucoup de franchise et de talent.

Source: http://matoub.kabylie.free.fr/


INESS MEZEL

Iness Mezel fait partie de ces artistes qui ont décidé de libérer la chanson et la musique kabyles de la médiocrité dont une certaine tendance veut les confiner. Elle récidive avec un troisième album par lequel elle "nous révèle, grâce à la richesse de sa voix chargée d’émotions, les secrets d’une Afrique berbère."
A la fois africaine (père kabyle) et européenne (mère franco-italienne), Iness nous révèle, grâce à la richesse de sa voix chargée d’émotions, les secrets d’une Afrique berbère, urbaine, aux fortes impressions afro jazz, y incarnant un état d’esprit et un style résolument modernes et ouverts sur le monde, libérée de ses traditions. Après des études musicales classiques aux côtés de Nicole Maison, pour le chant lyrique baroque - Sara Lazarus, pour l’improvisation jazz - Elik Tara pour le chant africain, et Tamia pour le chant classique et contemporain, Iness Mezel oriente son travail de composition vers l’ouverture de l’espace harmonique (la gamme pentatonique est très souvent utilisée en musique traditionnelle berbère), opte pour une conception polyrythmique des arrangements, et engage la musique berbère vers des horizons inédits.

Source: http://www.tamazgha.fr/


SLIMANE AZEM

Poète et chanteur kabyle né le 19 septembre 1918 à Ag°ni Ggeghran et mort à Moissac (Tarn et Garonne) le 28 janvier 1983. Slimane Azem arrive en France dès 1937 et entame une immersion précoce dans les tourments de l'exil. Sa première chanson : a Mûh a Mûh consacrée à l'émigration paraît dès le début des années 1940, elle servira de prélude à un répertoire riche et varié qui s'étend sur près d'un demi-siècle.
Du point de vue de son contenu, ce répertoire présente des ressemblances frappantes avec celui de Si Mohand, grand poète kabyle du XIXe siècle. Dans un contexte socio-historique différent, Slimane Azem a, en effet, représenté pour le XXe siècle ce que Si Mohand fut pour le siècle dernier : le témoin privilégié d'un monde qui vole en éclats, d'une société dont les assises ont été ébranlées en profondeur et dont les valeurs vacillent - même si quelquefois elles se raidissent - face à celles, implacables, du système capitaliste. Le répertoire de Slimane Azem est donc - à l'image de la société qu'il traduit - traversé en profondeur par ces bouleversements; sa thématique est, à cet égard, tout à fait significative. Sur les soixante-dix chansons recensées en 1979 (cf. Slimane Azem : Izlan édité par Numidie Music) et qui composent ce répertoire, plus de la moitié sont consacrées à ce renversement de valeurs avec des titres très évocateurs

Ilah ghaleb, Kulci yeqleb (p. 30) : Ô Dieu, tout est inversé
Zzman tura yexxerwed (p. 38) : les temps sont, à présent, troublés
Terwi tebberwi (p. 122) : tout est sens dessus-dessous.
Voici le site officiel de Slimane Azem: http://www.slimane-azem.com/